Après un transfert d’embryon :
comment vivre l’attente ?

Le transfert est passé.
Vous avez peut-être passé des semaines, voire des mois, à attendre ce moment.
Les rendez-vous, les examens, les traitements, les injections, les résultats… Et puis soudain, il n’y a plus rien à faire.
Ou plutôt, c’est ce que vous aimeriez croire.
Parce qu'après un transfert d'embryon commence souvent une autre attente : celle du résultat.
Une attente parfois très particulière, pendant laquelle chaque sensation peut prendre une importance démesurée, chaque tiraillement devenir un signe potentiel et chaque journée sembler interminable.
« Est-ce que ça a fonctionné ? »
Cette question peut revenir encore et encore.
Alors comment traverser cette période sans passer ses journées à analyser son corps, chercher des symptômes sur Internet ou essayer de contrôler quelque chose qui, justement, échappe en grande partie à notre contrôle ?

Après le transfert, pourquoi l'attente est-elle si difficile ?

Pendant le parcours de PMA, il y a beaucoup de choses à faire.

Prendre son traitement.
Se rendre aux rendez-vous.
Faire les examens.
Attendre les résultats.
Suivre les différentes étapes du protocole.

Même lorsque cette période est éprouvante, elle donne aussi parfois le sentiment d'être dans l'action.

Après le transfert, cette sensation peut brutalement disparaître.

Vous avez fait ce que vous aviez à faire.

Et maintenant, il faut attendre.

C'est justement ce moment qui peut être particulièrement déstabilisant.

Parce que vous pouvez avoir l'impression que votre corps devient le seul endroit où chercher des réponses.

« Est-ce que cette sensation est un signe ? »

Une douleur dans le bas-ventre.
Un tiraillement.
Une fatigue inhabituelle.
Les seins qui changent.
Ou au contraire… absolument aucun symptôme.

Après un transfert d'embryon, il est très tentant d'interpréter chaque sensation corporelle.
« Est-ce que c'est bon signe ? »
« Est-ce que c'est trop tôt ? »
« Est-ce que je devrais ressentir quelque chose ? »

Et lorsque l'on ne ressent rien, une autre inquiétude peut apparaître :
« Est-ce que ça veut dire que ça n'a pas fonctionné ? »

Pourtant, les sensations ressenties après un transfert ne permettent pas, à elles seules, de savoir si une grossesse est en cours.

Les traitements hormonaux peuvent également provoquer différentes sensations.
C'est pourquoi il est important de ne pas transformer chaque changement corporel en tentative de prédiction du résultat.

Votre corps n'a pas à vous donner la réponse avant le moment où le résultat pourra réellement être connu.

Faut-il essayer de ne plus y penser ?

C'est probablement l'un des conseils les plus difficiles à entendre : « N'y pense pas. »

Comme si c'était possible.
Quand on espère une grossesse après un parcours de PMA, il est normal d'y penser.

Et plus on essaie parfois de chasser une pensée, plus elle revient.

Plutôt que de chercher à ne plus penser au résultat, je trouve souvent plus juste d'apprendre à faire une place à cette pensée sans lui laisser toute la place.

Vous pouvez penser :« J'espère que ça a fonctionné. » et quelques minutes plus tard :« J'ai peur que ça ne fonctionne pas. »

Les deux peuvent exister en même temps.
Vous n'avez pas besoin de choisir entre l'espoir et la peur.

Comment calmer les pensées qui tournent en boucle après un transfert ?

Lorsque l'attente devient envahissante, l'objectif n'est pas de se forcer à être positive.
Il peut être beaucoup plus utile de revenir à ce qui est réellement là, maintenant.

1. Revenir au présent
Lorsque votre esprit part dans des scénarios : « Et si ça n'a pas fonctionné ? » « Et si… ? »
Essayez de revenir à une question beaucoup plus simple : « Qu'est-ce qui est réellement en train de se passer maintenant ? »
Peut-être êtes-vous chez vous.
Peut-être êtes-vous en train de boire un café.
Peut-être êtes-vous avec vos enfants.
Peut-être êtes-vous au travail.
À cet instant précis, vous n'avez pas encore la réponse.
Et vous n'avez pas besoin de l'avoir à chaque minute.

2. Faire redescendre la tension corporelle
L'attente ne se passe pas uniquement dans la tête.
Le corps peut lui aussi rester en tension : respiration plus courte, ventre contracté, mâchoire serrée, difficultés à se détendre ou à dormir.
Prendre quelques minutes pour ralentir sa respiration, relâcher progressivement les tensions et porter son attention sur ses sensations peut permettre de retrouver un peu d'apaisement.

C'est notamment ce que nous pouvons travailler en sophrologie.
L'objectif n'est pas de « favoriser » l'implantation ou de garantir un résultat.
Il s'agit de vous accompagner, vous, dans ce que cette période vous fait vivre.

Faut-il continuer à vivre normalement pendant l'attente ?

Il n'existe pas une seule bonne manière de vivre cette période.

Certaines personnes ont besoin de travailler et de continuer leur quotidien.
D'autres ressentent le besoin de ralentir.
Certaines ont envie de sortir et de voir du monde.
D'autres préfèrent rester dans leur cocon.

Il n'y a pas de médaille à gagner pour avoir « parfaitement vécu » son attente.

En revanche, il peut être intéressant de se demander : « Qu'est-ce qui pourrait rendre ces quelques jours un peu plus doux pour moi ? »
Cela peut être très simple. Prévoir une promenade. Voir une personne avec qui vous vous sentez bien. Écouter de la musique. Lire. Regarder une série. Prendre un bain. Continuer une activité que vous aimez.
Ou simplement vous autoriser à ne rien faire.

L'idée n'est pas de vous distraire à tout prix pour oublier la PMA.
C'est de rappeler à votre esprit que votre vie ne s'arrête pas complètement pendant l'attente du résultat.

Et si la peur d'un nouvel échec revient ?

C'est une peur que je rencontre souvent dans l'accompagnement des parcours de PMA.

Lorsque l'on a déjà connu une déception, une grossesse qui n'a pas abouti, un transfert négatif ou simplement des mois d'attente, il peut être difficile de se laisser espérer à nouveau.
On peut avoir peur de trop y croire.
Comme si espérer rendait une éventuelle déception encore plus douloureuse.

Alors certaines personnes essaient de se protéger : « Je préfère ne pas y croire. »
D'autres se répètent :« Cette fois, ça va marcher. »

Mais peut-être n'avez-vous pas besoin de choisir entre ces deux extrêmes.
Vous pouvez simplement reconnaître :
« J'espère que ça fonctionnera et j'ai peur que ça ne fonctionne pas. »

Cette ambivalence est humaine. Elle ne signifie pas que vous êtes négative. Et elle ne signifie certainement pas que vos pensées peuvent déterminer le résultat.

Et si je cherche des symptômes sur Internet ?

Vous êtes peut-être déjà passée par là.
Un symptôme apparaît.
Vous cherchez.
Vous lisez plusieurs témoignages. Puis un autre.
Puis vous comparez votre situation avec celle d'une autre personne.
Et pendant quelques minutes, vous avez l'impression d'avoir trouvé une réponse.
Avant qu'une nouvelle question apparaisse.

Ce fonctionnement peut rapidement devenir anxiogène.
Les témoignages d'autres personnes peuvent être intéressants pour se sentir moins seule, mais chaque parcours de PMA est différent.

Une absence de symptôme ne permet pas de conclure à un échec.
Un symptôme ne permet pas non plus de confirmer une grossesse.Pour toute question concernant votre traitement, vos symptômes ou votre suivi médical, votre équipe médicale reste votre interlocuteur privilégié.

Comment la sophrologie peut-elle aider pendant cette période ?

En tant que sophrologue, je ne peux évidemment pas agir sur le résultat médical du transfert.
Et je ne chercherais jamais à vous faire croire le contraire.
En revanche, je peux vous accompagner sur ce que vous traversez émotionnellement pendant cette attente.
En séance, nous pouvons notamment travailler autour :
- des tensions corporelles ;
- de la respiration ;
- des pensées envahissantes ;
- de la peur de l'échec ;
- de la difficulté à lâcher prise ;
- de la confiance en soi et en ses ressources ;
- de la capacité à retrouver des moments d'apaisement ;
- de la relation au corps.

Selon votre histoire et vos besoins, d'autres approches que je pratique peuvent également trouver leur place dans l'accompagnement, notamment la sophro-analyse ou la thérapie par les mouvements oculaires de type IMO / EMDR.

L'objectif n'est jamais de vous demander de « penser positif ».
Il s'agit plutôt de vous permettre de traverser cette période avec davantage de ressources, sans avoir à porter seule tout ce qui se passe à l'intérieur.

Un petit exercice pour traverser un moment d'angoisse

Lorsque vous sentez que votre esprit repart dans les « et si… », vous pouvez prendre quelques instants.

Installez-vous confortablement.
Posez simplement votre attention sur votre respiration.
Puis observez, sans chercher à modifier quoi que ce soit : 
Qu'est-ce que je ressens dans mon corps ?
Qu'est-ce que je ressens émotionnellement ?
De quoi ai-je besoin maintenant, dans les prochaines minutes ?
Pas demain.
Pas au moment du résultat.
Pas dans une semaine.
Maintenant.

Vous n'avez pas besoin de résoudre toute votre attente en quelques minutes.
Vous pouvez simplement prendre soin de vous dans cet instant.

Vous avez le droit d'espérer… et d'avoir peur

L'attente après un transfert d'embryon peut être courte sur le calendrier et pourtant sembler immense émotionnellement.
Vous pouvez être confiante un matin et inquiète quelques heures plus tard.
Vous pouvez avoir envie d'y croire et chercher en même temps à vous protéger.
Vous pouvez avoir besoin d'en parler… puis ne plus vouloir entendre parler de PMA.T
out cela peut coexister.

Vous n'avez pas à réussir votre attente.

Vous avez simplement à la traverser, jour après jour.

Et si cette période devient trop lourde, demander un accompagnement n'est pas un signe de faiblesse.
C'est aussi une manière de prendre soin de vous dans un parcours où l'on parle énormément du projet de grossesse, mais parfois beaucoup moins de la personne qui le vit.

Mon accompagnement autour de la PMA

J'accompagne les personnes qui traversent un parcours de PMA, de désir d'enfant ou les différentes étapes de la périnatalité.
La sophrologie peut notamment permettre de travailler sur la gestion du stress, les émotions, les tensions corporelles et les ressources dont vous avez besoin pour traverser cette période.
Selon votre situation et votre demande, la sophro-analyse et la thérapie par les mouvements oculaires de type IMO / EMDR peuvent également être proposées.

Vous n'avez pas besoin d'attendre d'aller mal pour vous faire accompagner.

À Ventabren, près d'Aix-en-Provence, ou en visio pour les adultes et adolescents partout en France.


Sophrolaj , Laure-Anaïs Jimenez, 
Accompagnement en sophrologie, sophro-analyse et mouvements oculaires de type EMDR (IMO) à ventabren

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